Grand Oral du Bac Technologique 2026-2027 : Projet, Format et Barème
Le Grand Oral du baccalauréat technologique constitue une évaluation certificative terminale obligatoire, évaluée sur 20 points, qui vérifie l’aptitude du candidat à exposer une démarche technologique complexe et à maîtriser la communication orale.
La mécanique de cette épreuve repose sur une fondation administrative stricte : les questions présentées s’adossent obligatoirement à l’étude approfondie ou au projet technologique mené par l’élève durant son année de Terminale.
L’examen impose un format chronométré de 40 minutes, scrupuleusement divisé en 20 minutes de préparation en loge et 20 minutes de présentation devant le jury.
Sur le plan mathématique, cette épreuve pèse lourdement sur la validation du diplôme : évaluée avec un coefficient 14 pour la session 2026, elle s’abaissera au coefficient 12 pour la session 2027. Ce changement garantit l’équilibre de l’algorithme de notation face à la création de l’épreuve anticipée de mathématiques.
Le lycéen doit anticiper cette pondération décisive en calculant sa projection de réussite via le simulateur de moyenne du bac technologique.
Quelle est la grande spécificité du Grand Oral technologique ?
Le Grand Oral en voie technologique s’appuie obligatoirement sur l’étude approfondie ou le projet technologique réalisé par l’élève dans le cadre de son enseignement de spécialité.
Contrairement au format théorique du grand oral du bac général, l’institution exige ici une dimension pratique et appliquée.
Le candidat utilise ce projet concret pour définir une problématique, analyser les démarches d’investigation engagées, et justifier techniquement ou scientifiquement la stratégie adoptée face aux enjeux sociétaux.
Les questions formulées par l’élève ne sont pas de simples interrogations de cours, mais des mises en perspective directes du travail collaboratif ou individuel accompli tout au long de l’année.
Quel est le coefficient du Grand Oral en voie technologique ?
Le coefficient du Grand Oral en voie technologique est fixé à 14 pour la session 2026, puis s’abaisse mathématiquement à 12 à compter de la session 2027.
Cette modification réglementaire s’aligne sur le décret instaurant la nouvelle évaluation anticipée de mathématiques (dotée d’un coefficient 2) en classe de Première.
La soustraction de ces deux points permet à l’administration de maintenir la somme globale des coefficients de la voie technologique à 100.
Cette épreuve orale représente donc 14 % (puis 12 %) de la note globale du diplôme, imposant une préparation d’une rigueur absolue.
Comment se déroule l’épreuve de 20 minutes (Les 2 temps) ?
L’épreuve orale se déroule sur une durée inamovible de 20 minutes, obligatoirement précédée d’un temps de préparation sous surveillance de 20 minutes.
Au déclenchement de l’évaluation, le candidat remet au jury une feuille visée par son établissement mentionnant ses deux questions liées au projet technologique. Le jury sélectionne une seule de ces questions.
Le lycéen rejoint ensuite sa table de préparation pour structurer son raisonnement.
Conformément aux directives ministérielles applicables depuis la session 2024, le troisième temps de l’épreuve consacré au projet d’orientation est définitivement supprimé, divisant l’examen en deux phases strictes de 10 minutes chacune.
Premier temps : L’exposé sur le projet (10 minutes)
Le premier temps de l’épreuve consiste en un exposé continu d’une durée stricte de 10 minutes, durant lequel le candidat se tient obligatoirement debout.
Sans lire de notes, l’élève présente le contexte de son projet technologique, expose les motivations de sa démarche, et argumente les solutions déployées pour répondre à la problématique soulevée par le jury.
Deuxième temps : L’entretien avec le jury (10 minutes)
Le second temps de l’épreuve correspond à un échange interactif de 10 minutes avec les examinateurs.
Le jury interrogent le candidat pour approfondir son exposé, vérifier la solidité de ses connaissances scientifiques ou tertiaires, et évaluer sa capacité à défendre ses choix techniques.
Lors de cet entretien, le candidat a l’autorisation légale de s’asseoir s’il le souhaite.
Exemples d’application selon votre série (STMG, STI2D, STL…)
L’administration définit des directives de projet spécifiques pour chaque série technologique afin de cadrer les questions du candidat. L’objet d’étude n’est pas libre : il doit se conformer au programme de spécialité imposé. Les déclinaisons réglementaires des projets par série sont les suivantes :
- Pour la série STMG : L’étude s’appuie prioritairement sur l’enseignement de spécialité Management, Sciences de Gestion et Numérique (MSGN), tout en mobilisant obligatoirement des notions juridiques ou économiques issues de la spécialité Droit et Économie.
- Pour la série STI2D : La question découle directement du projet de 72 heures imposé par la spécialité Ingénierie, Innovation et Développement Durable (2I2D), souvent axé sur la conception de l’habitat de demain ou l’éco-conception.
- Pour la série STL : L’argumentation repose sur le projet technologique réalisé en laboratoire, justifiant des protocoles expérimentaux ou des analyses biotechnologiques.
- Pour la série STAV : L’épreuve, encadrée par le Ministère de l’Agriculture et désignée comme Épreuve Orale Terminale (EOT), exige la présentation d’une démarche d’investigation traitant explicitement d’enjeux socio-techniques et éthiques liés au monde du vivant.
Questions Fréquentes sur le Grand Oral Technologique
Peut-on utiliser un diaporama ou amener un objet technique ?
L’utilisation de tout support numérique (diaporama, tablette, ordinateur) ou l’introduction d’un objet technique personnel est strictement interdite par le règlement de la salle d’examen.
Cependant, le candidat est autorisé à utiliser la feuille de brouillon qu’il a rédigée durant ses 20 minutes de préparation pour montrer un schéma, un plan ou un calcul au jury. Ce support manuscrit n’est pas évalué.
De plus, le candidat peut utiliser le tableau blanc de la salle lors du temps d’échange.
Le jury est-il composé de professeurs de ma série technologique ?
Le jury est composé de deux enseignants.
Le cadre réglementaire impose que le premier examinateur soit obligatoirement un professeur représentant l’enseignement de spécialité lié au projet technologique du candidat.
Le second membre est un enseignant dit “naïf”, issu d’une discipline du tronc commun ou exerçant la fonction de professeur-documentaliste, chargé d’évaluer la clarté et la capacité de vulgarisation de l’élève.